jeudi 22 janvier 2009

Père Lachaise

Petite pause dans les révisions, et sortie photo au Père Lachaise....


Pour les ceusses que ça intéresserait, je compte y retourner tantôt...

Picasso et les maîtres

Hum... (et re-hum d'ailleurs...)

Autant donner le ton immédiatement, "Picasso et les maîtres", tout au moins pour les expositions du Louvre et du Grand Palais, ne sera pas pour moi L'exposition de l'année 2008... Peut-être celle d'Orsay, qui semble, d'après ce que j'en ai entendu dire, être la meilleure des trois, permettra à cette exposition de remonter dans mon estime...

Un titre attrayant, mais qui, sitôt entré dans la première salle du Grand Palais déçoit... Et peu de salles ou de commentaires ne permettront d'avoir le sentiment inverse... Nous voici donc, dans la première salle, confrontés à de multiples autoportraits, cherchant désespérément ce que l'on veut nous montrer, si ce n'est que Picasso, comme bien des peintres avant lui, s'est exercé en prenant le modèle qu'il avait le plus souvent devant lui, et qui lui revenait le moins cher... Lui-même... Et de chercher les motivations de l'accrochage (le thème ? L'ordre chronologique ? les accesoires ??? Pour le moment, toujours pas de réponses...)
La deuxième salle met en évidence que Picasso s'est d'abord exercé dans les règles classiques de l'art, et qu'il n'a pas été d'emblée le cubiste que nous connaissons tous... Certes, mais là encore, pourquoi "Picasso et les maîtres" ??? La réponse vient bien plus tard... Dans la cinquième salle, le panneau d'entrée de salle (situé au bon endroit pour une fois), nous informe qu' "il s'agit de sa première véritable paraphrase d'après un tableau du passé" (nous sommes en 1917, Picasso peint depuis plus de 20 ans...)...
Vient ensuite une salle où l'on nous explique que certains tableaux de la période bleue sont fortement inspirés du Greco...
Bref fortement déçue par le contenu de l'exposition, qui aurait sans doute mieux fait de s'appeler "Picasso et la tradition picturale" ou quelque chose dans le genre...

La muséographie n'est pas là pour me réconcilier avec cette exposition... Panneaux qui accumulent des titres d'oeuvres sans donner véritablement de clés de compréhension, panneaux situés à la fin des parties qu'ils sont sensés expliqués...

Seule satisfaction, celle d'avoir pu voir quelques tableaux de Londres ou de Madrid, que je n'aurais sans doute pas vus de sitôt s'ils n'avaient pas été présentés ici...

Australia

Au départ, le projet était d'aller voir "Et après" ou "Les noces rebelles"... Les deux séances étant complètes, nous nous sommes rabattus sur "Australia"...

Pour le scénario, je vous laisse aller voir par ici (la flemme en fait... hihi...)

Des sentiments très partagés à la sortie de ce film... Déjà, l'impression quelque peu dérangeante que ce film en contient deux en réalité... la première partie étant dédiée au chemin parcouru pour arriver à emmener des vaches à bon port, la seconde étant liée à l'entrée en guerre de l'Australie... Du coup, l'impression d'un film un peu long... D'autant que ces deux films se doublent de saynètes qu'il aurait sans doute mieux valu couper au montage, un peu too much...
Mais sentiment mitigé quand même, parce qu'à d'autres moments, on se laisse embarquer par l'histoire... Après tout, moi je veux bien prendre la place de Nicole Kidman, traverser une partie de l'Australie, surtout avec le beau Hugh Jackman (à condition qu'il ne se rase plus la barbe)...

En bref, des moments sympathiques (aventure et amour, c'est rare que je sois complètement critique de toute manière), mais dans le genre, il y en a déjà eu des meilleurs..

Pour elle

Bon... Cela fait un petit bout de temps que je suis allée voir ce film... Mais po vraiment eu le temps depuis de mettre mes petits commentaires... ou plutôt, j'aurais pu avoir le temps, j'ai trouvé mieux à faire... hihi...
Bref...

Pour elle... ou que feriez-vous si la femme que vous aimez passionnément était du jour au lendemain accusée du meurtre de sa patronne, puis condamnée à 20 ans de prison ferme, et que vous la voyiez peu à peu se laisser mourir...
C'est à cette question que se trouve confronté Julien (Vincent Lindon) lorsqu'un matin la police vient arrêter Lisa (Diane Kruger)...

Un film que je voulais absolument voir avant de partir en vacances... Dans l'ensemble, pas du tout déçue, mais le dénouement me semble peut-être un peu trop surréaliste à certains moments... Ma foi, peut-être aussi que les histoires au cinéma peuvent compter sur la chance...


mercredi 3 décembre 2008

L'échange

Argh... alors là, par contre, courrez-y !!! enfin, courrez-y si vous avez envie de voir une histoire absolument pas gaie, mais magnifiquement interprétée et filmée...

Avant même qu'il ne sorte en salle, avant même de voir la bande-annonce, une affiche associant les noms de Clint Eastwood et John Malkowich m'avait déjà convaincue... Celui d'Angelina Jolie m'avait en revanche laissée plus sceptique... J'avais tort... Dans un rôle absolument aux antipodes de Lara Croft, l'actrice nous montre l'étendue de ses talents...

Mais avant de vous dire tout le bien que j'ai pensé de ce film, juste quelques mots sur l'histoire... Ce samedi-là, Christine Collins ne devait pas travailler... A contre-coeur, elle laisse donc son fils à la maison, lui promettant que demain ils iront au cinéma ensemble... demain... A voir l'amour que cette mère porte à son fils, Walter, ils y seraient sans doute allés... Mais le samedi soir, Walter n'est plus là... et il ne rentrera pas le lendemain matin, comme le lui affirme l'officier de police qu'elle contacte après quelques recherches infructueuses dans le quartier...
3 mois plus tard, Christine est sur le quai de la gare : il semblerait qu'on ait retrouvé son Walter... il semblerait...
A vous de découvrir la suite...

C'est là un film très dur, mais qui, en même temps, ne se perd dans aucun excès... et surtout pas dans un excès de pathos, ce qui aurait pourtant été facile... Nous sommes très vite plongés dans l'histoire, et ne serait-ce les sonneries de téléphone ou les gens en retard, on n'en sort que bien après la fin du générique...
Comment se battre contre la bêtise de l'administration ? Comment avoir une seule once d'espoir lorsque l'on se sent tellement impuissante ? Un combat de David contre Goliath, qui, s'il n'était tiré d'une histoire vraie, nous aurait sans doute semblé irréaliste...
Un combat durant lequel de rares personnes vous faisant confiance seront d'une importance décisive...

Un très très bon film donc, mais n'y allez pas par hasard ou un soir de petite forme tout de même...

Two lovers

Two lovers... Ou comment choisir, ne pas choisir entre l'amour-passion et l'amour-raison... Comment vouloir l'un et se satisfaire de l'autre ? Voila qui résume bien mon impression à la sortie de la salle...

Personnellement, ce film ne m'a donc pas plu... Mais, à en croire les critiques enthousiastes qu'il suscite, peut-être n'ai-je pas bien compris, peut-être n'ai-je pas été sensible à cette histoire, à ces personnages...

Par contre certains très beaux contre-jour... (les seuls moments que j'ai donc aimé dans ce film résultent d'une très belle photo, malheureusement trop rare pour faire passer le temps durant les autres scènes...)

En plus Joachim Phoenix n'est pas forcément à son avantage... On ne donc même pas profiter de lui... hum...

Musée haut musée bas

Une comédie française servie par un casting des plus attrayants (Michel Blanc, Gérard Jugnot, André Dussolier, Daniel Prévost, Josiane Balasko, Pierre Arditi, Fabrice Luchini... et j'en passe...), un titre qui ne pouvait me laisser indifférente.. bref un film que je me devais d'aller voir...
C'est chose faite... Mais l'impression finale n'est pas à la hauteur de ce que j'espérais (voila le ton est lancé)...

Nous nous baladons durant 1h30 dans ce musée universel, plus universel encore que le Louvre puisqu'il couvre également la préhistoire (via une exposition temporaire de mammouths), l'art contemporain (une collection permanente et des expositions temporaires), mais aussi un peu de ce qui relève du domaine du muséum d'histoire naturelle (toujours les mammouths)...
Nous y rencontrons des artistes créant et commentant leurs productions, des visiteurs quelques perdus, un conservateur qui livre une véritable guerre aux plantes vertes qui envahissent peu à peu "son" musée, des touristes faisant le tour au pas de course...
Certaines situations, déjà rencontrées, font sourire... Combien ai-je vu de Japonais passer dans les salles du Louvre, regardant bien droit devant eux, tandis que le caméscope se chargeait d'enregistrer les images ???
Mais du fait de ces multiples saynètes, l'ensemble est un peu décousu...

Plus gênant peut-être, une comédie peut-être pas si "démocratique" que cela, à l'image de nos musées finalement... Qui a véritablement ri en découvrant Fontaine de Duchamp parmi d'autres urinoirs ? Qui a reconnu La Descente de Croix avant que le tableau en soit mis en arrière-plan ? Et qu'en est-il du Radeau de la Méduse ? En tout cas, le public présent avec moi n'a pas semblé être très réceptif, et je n'ai moi-même pas trouvé certaines de ces allusions très drôles... Peut-être juste une autosatisfaction (et encore) à reconnaître ce que l'on voulait me faire voir...

A cela s'ajoute une fin des plus apocalyptiques, que le cinéma français devrait laisser aux grosses productions américaines...

Finalement, je dirais qu'il eût sans doute été préférable de s'en tenir à la version théâtrale... Michel Blanc et Fabrice Luchini, par exemple, nous font profiter de leur talent par le biais de quelques répliques magistrales... Mais que cela sonne faux lorsque l'écran s'interpose entre nous et ces tirades...
Un bon film pour des étudiants en histoire de l'art qui veulent faire travailler leur oeil ; quelques bons gags aussi tout de même, mais l'ensemble laisse une impression plus que mitigée, vous l'aviez sans doute déjà compris...