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mercredi 4 mars 2009

Imaginaire de l'Arioste, l'Arioste imaginé


Deuxième exposition dont je vous parle bien avant qu'elle ne ferme, puisque celle-ci vient tout juste d'ouvrir (décidément je fais des progrès !!!)... Toutefois, je ne suis pas sûre que vous y courriez...

Les deux salles d'exposition temporaire de l'aile Denon sont donc consacrées pour quelques temps à l'Arioste et à son poème le Roland furieux... La plupart des oeuvres exposées sont des dessins, mais l'on trouve également quelques tableaux et une sculpture... La plupart se rapportent à Roger et angélique, et l'on aimerait bien savoir comment cet épisode se déroule chez l'Arioste... Personnellement, je n'ai jamais lu le poème, et ne connait donc que très succinctement certains des thèmes abordés... (notamment l'épisode du Roland furieux, statue de Jehan Duseigneur à travailler pour un exposé d'art contemporain à la FAC oblige...)...
On ressent l'effort littéraire à la lecture des panneaux, mais, à mon humble avis, moins de belles phrases et des explications plus claires m'auraient été bien plus utiles...
Outre le message, qui reste donc quelque peu obscur pour moi, l'exposition permet de voir quelques jolis dessins de Fragonard (je confesse : j'aime Fragonard, ce n'est donc peut-être pas très objectif...) et un tableau de Delacroix (comment ça pas objectif non plus ????)... De manière plus objective peut-être, quelques dessins de Pisanello représentant des navires sur des animaux fantastiques...

Bref, on peut y faire un tour, mais celui-ci sera sans doute plus compréhensible, profitable et appréciable pour les personnes connaissant déjà l'Arioste et son poème...

Bonaparte et l'Egypte

Je suis allée voir mardi l'exposition qui se tient en ce moment à l'Institut du Monde Arabe... Pas de chance, je suis entrée en même temps que 2 groupes, ce qui a contribué à rendre ma visite assez pénible et fastidieuse... Ce qui est assez dommage car cela me semble être une exposition tout à fait intéressante...
Premier point positif : Titre et contenu sont en adéquation... !!!
Deuxième point positif : il n'est pas nécessaire de prendre un audioguide pour avoir quelques informations supplémentaires sur les œuvres majeures... Les cartels devancent notre demande... C'est certes succinct, mais suffisant...
L'exposition aborde successivement la campagne de Bonaparte, et l'égyptomanie que celle-ci a déclenché, sans oublier de se pencher sur les mœurs du pays, avant que les Français n'y pénètrent...
Quelques très belles pièces (notamment des objets en bois -coffres, baldaquins...- qui m'ont fait forte impression)...

Une exposition à voir assurément, si possible en évitant les horaires susceptibles d'accueillir des groupes...

jeudi 26 février 2009

Le Louvre invite la bande dessinée

J'oubliais ! (pas bon signe déjà...)

Je suis aussi allée voir cette expo au Louvre vendredi soir... Alors là, franchement, vous pouvez faire exprès de ne pas y aller... Sur 4 pans de murs sont présentées les BDs créées sur et pour le Louvre... Une exposition qui sent l'opération commerciale et la promotion du futur album à plein nez... (enfin je trouve....)

mercredi 25 février 2009

Delacroix et la photographie

J'ai bien précisé juste avant que "pour une fois", je ne vous prévenais pas à la dernière minute... Parce que, pour le coup, cette expo ferme ces portes ce week-end...
Une exposition simple mais efficace, qui met en évidence la manière dont Delacroix considérait la nouvelle venue... non point comme une rivale de la peinture, mais plutôt comme une auxiliaire... L'exposition se déploie dans quelques salles de la maison, mais c'est surtout l'atelier de Delacroix qui met en évidence la manière dont l'artiste usait de ces photographies pour s'exercer...

Seul petit "reproche" (et encore) : on a parfois un peu de mal à savoir dans quel sens prendre les salles, et personnellement, je me suis trompée quasi systématiquement... Néanmoins, cela ne gêne en rien la compréhension de l'exposition... Celle-ci n'étant pas très grande, on raccroche assez vite les commentaires aux bonnes oeuvres, et souvent d'ailleurs, ils valent pour plusieurs d'entre elles, situées avant et après ces panneaux... Donc finalement...

Devenant toujours un peu plus une inconditionnelle de Delacroix, je ne saurai que vous conseiller ce petit détour...

Les grands monuments de Lutèce



Vue samedi... presque en entier, mais c'est pas d'ma faute, j'me suis un peu fait mettre dehors à la fermeture...
Alors d'abord, premier conseil : ne croyez pas le gardien qui vous dira à l'entrée : "vous êtes sûrs que vous voulez visiter ??? Parce qu'il y a du monde quand même..." non mais genre quoi !!! On est à la Crypte de Notre-Dame pour une expo sur les grands monuments de Lutèce, pas au Grand Palais pour Picasso et les maîtres hein (là vous sentez le relan d'accent du Nord... )
Bref, passons...

Sinon, c'est une exposition très fournie... Les panneaux sont agréables à lire, très bien illustrés par reconstitution informatique ou grâce à Monsieur Golvin (j'insiste sur la majuscule...), mais, panneau après panneau, on se fatigue un peu quand même.. Surtout que le vocabulaire employé est scientifique comme il faut, expliqué dans ses premières occurences certes, mais faut se concentrer quand même !!!

en plus pour une fois, je ne vous préviens pas l'avant-veille de la fermeture que cette expo vaut le détour... Vous avez jusqu'en janvier 2010 pour vous arrêter quelques instants dans les sous-sols du parvis Notre-Dame...

vendredi 30 janvier 2009

Le mystère et l'éclat. Pastels du musée d'Orsay


Je suis enfin allée voir l'exposition des pastels du musée d'Orsay, et grand bien m'en a pris...

La première salle permet une approche générale du sujet (rappel historique, présentation de la technique, développement considérable des teintes au cours des décennies...) et nous présente notamment un pastel de Rosalba Carriera tout à fait saisissant (détail des traits du visage et velouté des contours)...
Du XVe siècle (apparition du pastel), au XVIIIe siècle (durant lequel Rosalba Carriera lance la vogue du pastel), nous arrivons ensuite rapidement aux XIXe et XXe siècles... Les 13 salles de l'exposition se partagent en fait ces deux siècles... Nous parcourons ainsi les différents mouvements (naturalisme, impressionnisme, réalisme, symbolisme), nous arrêtons sur quelques artistes majeurs (Manet, Degas, Redon) pour percevoir l'utilisation des uns et des autres de ce médium.

Personnellement, j'ai vraiment apprécié la première moitié de l'exposition... la seconde, s'attachant au XXe siècle, et au symbolisme, un mouvement qui me dépasse quelque peu, m'a moins touchée...
Quelques très belles oeuvres à voir... et il ne vous reste plus que quelques jours pour cela ! L'exposition ferme ses portes ce week-end (nocturne exceptionnelle le 31 janvier)


J'ai aussi profité de cette petite visite pour aller voir l'expo "Paris probable et improbable"... Comme je ne me suis pas beaucoup attardée sur les cartels, je ne vous en dirai pas beaucoup plus sur le contenu... Un petit passage dans ces salles donne un aperçu des réalisations auxquelles nous avons échappé dans la capitale, et nous en sommes souvent heureux... ;p

dimanche 25 janvier 2009

Les Misérables, un roman inconnu ???

Et vila... Comme promis, un petit compte-rendu de ma visite du jour à la maison de Victor Hugo (6 place des Vosges) où a donc lieu une autre partie de l'exposition consacrée aux Misérables...

La visite commence au deuxième étage de l'appartement... Tout y semble un peu confus... L'exposition permanente ménage quelques espaces à l'exposition temporaire, mais rien de bien folichon si vous voulez mon avis...
Heureusement, le premier étage est là pour me satisfaire (et même un peu plus)... Cette fois-ci la part belle est donnée aux illustrations de tous genres des Misérables (premières illustrations créées pour le roman, adaptations cinématographiques, théâtrales...), le tout agrémenté, comme au musée Carnavalet, de citations, qui, si besoin en étant encore après la visite de la première exposition, nous replongent dans l'univers du roman et nous invitent à le (re)lire...
Toutefois, l'exposition ne se contente pas de nous montrer diverses illustrations des Misérables... Certains tableaux exposés n'ont pas été réalisés dans ce but... L'intention des concepteurs de l'expo est alors de nous montrer que les thèmes abordés par Monsieur Hugo sont toujours d'actualité (amour, rédemption...) et peuvent trouver écho dans des oeuvres bien contemporaines et détachées du roman...

Une autre exposition à visiter... Celle-ci est prolongée jusqu'au 1er mars... Prévoyez environ 2 heures de visite pour profiter de l'ensemble... Et n'ayez pas peur des foules...

samedi 24 janvier 2009

Paris au temps des Misérables

Une exposition tout à fait charmante... En l'espace de quelques pièces et au moyen d'environ 220 tableaux, photographies, lithographies..., le musée Carnavalet nous fait découvrir le Paris des Misérables selon les lieux parcourus par les protagonistes du roman (Fantine, Cosette, Marius, Gavroche, Jean Valjean, Javert...)...

A l'entrée de l'exposition, un "plan de métro" chronologique nous montre les différentes destinées des personnages en s'arrêtant sur les dates clés, ce qui permet à tout visiteur, qu'il ait lu Les Misérables il y a quelques temps déjà, ou qu'il ne les ait pas encore lu, de remettre en place les principaux moments du roman...

A l'intérieur, des codes couleurs correspondent à chaque partie de l'exposition (le mauve pour Fantine, le rose pour Cosette...), ce qui permet de raccrocher aux intentions des concepteurs de l'exposition... De plus, chaque expôt est commenté : contexte historique, anecdote biographique de V. Hugo expliquant certains évènements du roman, et citation des Misérables en rapport avec le tableau, la lithographie... Que demander de plus ??? Peut-être que ces commentaires soient inscrits en plus gros et sur des couleurs plus neutres... Car si l'ensemble est très agréable dans les premières salles (satisfaction de comprendre le pourquoi du comment), la combinaison des couleurs parfois flashies à la taille des textes se révèle fatigante... Mais c'est sans doute la seule critique que l'on peut formuler à l'encontre de cette exposition...

En dehors du contexte des Misérables, il est également intéressant de parcourir notre capitale dans la première moitié du XIXe siècle... Amusant d'y chercher les endroits que l'on connaît et de voir ce à quoi ils ressemblaient alors... Et beaucoup de visiteurs se prêtent d'ailleurs au jeu...

Si vous avez l'occasion, courrez-y... On en ressort avec l'envie de lire, ou de relire, ce monument de la littérature française...


Une autre exposition autour de ce roman a lieu à la maison de Victor Hugo (Les Misérables , un roman inconnu ?)... Je vais la voir dimanche et vous en ferai mon petit rapport dans la foulée...

Paris au temps des Misérables, Musée Carnavalet, prolongations jusqu'au 8 février

jeudi 22 janvier 2009

Picasso et les maîtres

Hum... (et re-hum d'ailleurs...)

Autant donner le ton immédiatement, "Picasso et les maîtres", tout au moins pour les expositions du Louvre et du Grand Palais, ne sera pas pour moi L'exposition de l'année 2008... Peut-être celle d'Orsay, qui semble, d'après ce que j'en ai entendu dire, être la meilleure des trois, permettra à cette exposition de remonter dans mon estime...

Un titre attrayant, mais qui, sitôt entré dans la première salle du Grand Palais déçoit... Et peu de salles ou de commentaires ne permettront d'avoir le sentiment inverse... Nous voici donc, dans la première salle, confrontés à de multiples autoportraits, cherchant désespérément ce que l'on veut nous montrer, si ce n'est que Picasso, comme bien des peintres avant lui, s'est exercé en prenant le modèle qu'il avait le plus souvent devant lui, et qui lui revenait le moins cher... Lui-même... Et de chercher les motivations de l'accrochage (le thème ? L'ordre chronologique ? les accesoires ??? Pour le moment, toujours pas de réponses...)
La deuxième salle met en évidence que Picasso s'est d'abord exercé dans les règles classiques de l'art, et qu'il n'a pas été d'emblée le cubiste que nous connaissons tous... Certes, mais là encore, pourquoi "Picasso et les maîtres" ??? La réponse vient bien plus tard... Dans la cinquième salle, le panneau d'entrée de salle (situé au bon endroit pour une fois), nous informe qu' "il s'agit de sa première véritable paraphrase d'après un tableau du passé" (nous sommes en 1917, Picasso peint depuis plus de 20 ans...)...
Vient ensuite une salle où l'on nous explique que certains tableaux de la période bleue sont fortement inspirés du Greco...
Bref fortement déçue par le contenu de l'exposition, qui aurait sans doute mieux fait de s'appeler "Picasso et la tradition picturale" ou quelque chose dans le genre...

La muséographie n'est pas là pour me réconcilier avec cette exposition... Panneaux qui accumulent des titres d'oeuvres sans donner véritablement de clés de compréhension, panneaux situés à la fin des parties qu'ils sont sensés expliqués...

Seule satisfaction, celle d'avoir pu voir quelques tableaux de Londres ou de Madrid, que je n'aurais sans doute pas vus de sitôt s'ils n'avaient pas été présentés ici...

samedi 15 novembre 2008

Les bronzes français, de la Renaissance au siècle des Lumières

Hop là... "On" m'a récemment fait remarquer que, pour une élève de l'Ecole du Louvre, il y avait quand même peu de visites (justement dois-je mettre un "s") d'exposition(s ?), par rapport aux posts "cinéma"... Hum... C'est pas faux...
Alors bon, j'ai décidé de me rattraper un peu, et j'suis allée voir vendredi l'exposition "Bronzes français" au Louvre...

L'exposition se déploie dans un vaste espace depuis l'entrée de l'aile Richelieu jusqu'à la Cour Puget, en passant par la Cour Marly... Le cheminement est parfois assez complexe, et les plans répétés ne sont pas de trop pour nous guider...
Comme l'indique le titre, elles nous présentent les diverses sculptures en bronze réalisées au cours des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Le propos est double : à la fois percevoir les différences de style (influence du maniérisme, du baroque, puis apparition d'un style plus gracieux et du rocaille), et nous montrer les espaces dans lesquels ces œuvres se développent (tant intérieur qu'extérieur) et le discours qu'elle serve (avec notamment le développement des effigies royales à partir de Henri IV)... Entre-temps, nous apprenons également qui étaient Barthélémy Prieur, Francesco Bordoni, François Girardon, Michel Anguier, Philippe Bertrand, et bien d'autres encore...

Voilà une exposition dense, non pas tant par le nombre d'oeuvres qu'elle nous présente (somme toute, assez digeste), mais par l'ensemble des notions qu'elle tente de nous inculquer... C'est là une véritable exposition bilan sur deux siècles de sculpture française... quel dommage d'ailleurs qu'elle laisse de côté les réalisations romantiques du XIXe siècle...

Belle exposition, mais quelques reproches à faire...
Pour commencer, il est parfois difficile de comprendre certaines explications quand des connaissances "de base" (?) manquent... Telle sculpture équestre d'Henri IV (si mes souvenirs sont exacts) est influencée par le maniérisme florentin... Argh.. fichu mouvement auquel je n'ai jamais rien compris si ce n'est dans ses œuvres les plus exacerbées... et là, pour le coup, je ne vois pas en quoi ce cavalier est de style maniériste...
Un peu plus loin nous sont présentés des groupes mythologiques... Le discours "scientifique" sur les styles disparaît pour nous raconter le mythe, certes nécessaire pour comprendre le groupe, mais pas suffisant...
Et puis, cela est bien mignon de nous dire que tel artiste s'est fortement inspiré de telle ou telle oeuvre, mais il est regrettable que cela soit fait en faisant appel à la culture personnelle du visiteur, qui a aussi ses limites... D'autant plus regrettable, que j'avais été agréablement surprise en voyant, au début de l'exposition, quelques dessins (originaux) présentant les monuments dont faisaient partie les sculptures présentées, lorsque ceux-ci n'existent plus de nos jours...

Malgré tout, quelques très belles pièces qui méritent qu'on se rende à cette exposition, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux... Personnellement, la section sur les petits groupes de bronze, notamment ceux de Corneille Van Clève m'a beaucoup plus... et impressionnée... Mais là encore, le choix muséographique est un peu dommage : on nous explique qu'Eros adopte telle ou telle attitude, mais ce petit Dieu est très difficile à voir... Placé derrière les figures principales, il aurait fallu pouvoir tourner autour de la sculpture pour pouvoir le voir, or celle-ci est placée presque contre le mur, et on ne peut s'en approcher...
enfin, on termine sur une très jolie sculpture de Houdon, La Frileuse, qui semble saluer le visiteur terminant son parcours...

vendredi 7 novembre 2008

Celtes et scandinaves

Le musée national du Moyen Age présente en ce moment l'exposition "Celtes et Scandinaves", objet d'une petite visite hier après-midi...

L'exposition aborde la question de la permanence et des évolutions artistiques observées aux marges du nord de l’Europe entre le VIIe et le XIIe siècle, au temps de la christianisation. Les différents objets exposés témoignent du synchrétisme en cours entre les anciennes traditions païennes, et la nouvelle religion chrétienne.

Nous sommes ici loin des galeries du Grand Palais, et de son blockbuster... Ici, on ne se bouscule pas, on ne fait pas la queue, et on admire tant que l'on veut l'ensemble des objets exposés, aussi petits soient-ils... Les textes sont clairs et aucune indigestion ne nous guette... Ce serait même plutôt le contraire... Cette exposition nous met en appétit mais ne nous rassasie pas... Résultat, flambage de carte bleue à la sortie pour compléter cette visite en achetant le catalogue...

Et aussi, un tout petit truc qui m'échappe... Pourquoi "Celtes et scandinaves" quand le propos est de montrer les moyens de diffusion du christianisme, via les formes d'art autochtones...